Friday, April 13, 2007

Bayrou welcomes alliance


While the Socialist Party reacted with embarrassment and shock to former Socialist PM Michel Rocard's proposal that Segolene Royal and Francois Bayrou ally ahead of next week's presidential election, Bayrou himself greeted the idea with enthusiasm.

"I consider that it is a movement very interesting for me, a very positive sign because that means that this change of the political scene which I call of my wishes is possible and within range.

At the exit of the first round and even of the second round, this new majority, it is possible and it is known.

It is a great news for all those who looked at this project with desire and at the same time with questions...the message of Mr. Rocard is extremely clear and strong: it says 'it is possible'.

This is a very important news, a very important sign of change on behalf of the one of those which exerted with the socialist Party...I am persuaded that one can make work together opened Socialists, gaullists, around a force of the center which will assume it also its personality."

3 comments:

Régis said...

Of course he does! Si on considère cet événement par rapport à l'élection de Royale, la démarche apparaît prématurée, mais en réalité elle n'est pas inopportune.
Je m'explique. Elle prépare les esprits à ce qui pourra(it) se passer, d'une façon ou d'une autre, entre les deux tours. Car Royal ne pourra pas faire l'économie de créer les conditions d'un rapprochement des électeurs de Bayrou. D'une certaine manière, les réactions vives du PS à cette proposition iconoclaste marque une préoccupation d'ancrage 'à gauche toute' de la candidate socialiste. Ils ont raison bien sûr, mais Rocard leur rend aussi service, en faisant en sorte que la complémentarité Royal-Bayrou fasse son chemin dans l'esprit des électeurs, et favorise le report de voix des électeurs de Bayrou vers Royal!
Cela entérine en outre, et c'est une excellente chose, le divorce entre Sarko et Bayrou.
Tout cela nécessite que Ségo passe au premier tour bien sûr, mais il semble que ce sera le cas.
Dès lors l'alliance entre les deux tours sera évidemment moins formelle, et prendra plus la forme d'une "connivence", mais elle existera tacitement, grâce à la position de Rocard, DSK, etc. C'est évidemment la ligne gouvernementale d'une présidence Royal qui se joue là.
Car sauf à ce que Royal fasse un score élevé dès le premier tour, l'extrême gauche, très faible, ne suffira pas pour être élue.
Aussi elle a besoin de ce coup de pouce de Rocard (quand certains parlent, à tort, d'un sale coup, qui n'est en fait qu'un sale coup pour les fabiusiens), et celui-ci a une autorité morale forte.
La droitisation de Sarko, et son rapprochement du FN, peut la servir dans le sens d'un report accru des voix Bayrou, car Bayrou n'ira pas vers Sarko, c'est à présent certain. Paradoxalement, le chemin paraît aujourd'hui plus long entre Bayrou et Sarko, qu'entre Bayrou et Royal. Tout est donc possible au second tour, et les sondages ne peuvent les prédire, car beaucoup de choses se passeront après le 22 avril..
Tout le talent résidera donc dans la capacité de Ségo à rassembler sur sa gauche et sur sa droite, si elle passe le 1er, avec une fin de campagne bien à gauche, pour assumer un statut de rassembleur qu'elle endossera plus aisément que Sarkozy entre les deux tours. A jouer avec le FN, Sarko se prépare des lendemains du 22 qui ne chanteront pas!
Sorry for writing in French..

Boz said...

No problem. I certainly agree with your reasoning that this should be welcomed by the Royal campaign, in fact, I was a bit surprised at the harsh reaction of Francois Hollande.

Ironically, the situation in which Royal finds herself has existed all along. Sarkozy has always been somewhat of a "divider", who could never claim to represent the middle of French politics. On the other hand, Royal, because of her mix of school-teacher discipline with socialist values, has always had the opportunity to appear as the center candidate, at least relative to Sarkozy. Nonetheless, with the rise of Bayrou and the announcement of her traditionally socialist presidential pact, she has so far failed to seize this middle ground.

Boz

Régis said...

Merci de votre feed back. La réaction vive de Hollande, du PS, puis de Royal hier soir, à la proposition de Rocard sont en réalité tout à fait logiques, et saines.
La conséquence probable d'une alliance avant le premier tour serait une fuite, vers l'extrême gauche (la seule qui resterait en somme) d'une partie des électeurs PS qui se sentiraient trahis par cette alliance avec l'UDF, qui est quand même un parti de centre droit!
Qui plus est, cette alliance serait le désavoeu d'un projet politique qu'elle porte, et qui se trouverait fragilisé dans sa pertinence même, par cette alliance, signe d'un opportunisme inquiet.
Ce rapprochement se fonderait en plus simplement sur la foi projective des sondages, ce qui ne paraitrait pas très sérieux (n'oublions pas que Bayrou ne pèse que parce que c'est la présidentielle, et que sa stratégie est précisément de susciter ce qui s'est passé hier).
Cela accréditerait donc, et de manière à mon avis fatale pour la socialiste, la thèse de Bayrou selon laquelle on peut gouverner au centre, et lui confèrerait une légitimité nouvelle.
Le fait que Rocard (ancien premier ministre de 'l'ouverture', chantre de la seconde gauche et concurrent de toujours de Mitterand) soit à l'initiative de cela marque un souci de donner une impulsion vers le centre du PS.
La bonne affaire pour le PS, c'est que l'enthousiasme 'enfantin' de Bayrou devant cette proposition lui fait accomplir un pas vers le PS qui ne sera pas oublier, si le 22 avril par les électeurs, ni entre les deux tours, lorsqu'il s'agira de choisir!
La conséquence de tout cela serait immanquablement une décrédibilisation de la candidature Royal dans les derniers jours de campagne, et son affaiblissement probable au premier tour : perte de 5 à 10 points au bas mots, qui iraient les uns vers Besancenot et consor, les autres vers Bayrou.
L'ouverture doit attendre le 23 avril. Royal y parviendra mieux que Sarkozy, pour les raisons que vous dites.
En attendant, il faut que le PS ne transigne pas sur son ancrage à gauche.
C'est la position ferme de Royal, et c'est le seul moyen d'être au second tour. Ensuite, elle pourra toujours s'appuyer sur cette première impulsion donnée par Rocard, pour élargir sa base électorale.